Journée mondiale de prière et de réflexion sur la traite des êtres humains

  • 12 avril 2019
Journée mondiale de prière et de réflexion sur la traite des êtres humains
L′Église catholique célèbre le 8 février la mémoire de sainte Joséphine Bakhita , cette ancienne esclave devenue par la suite religieuse chez les Filles de la charité de Vérone en Italie. C′est aussi le jour qu′a choisi le pape François, pour instituer une Journée mondiale de prière dédiée à la traite des êtres humains. La première édition de la journée mondiale de prière et de réflexion sur la traite des êtres humains a été célébrée le 8 février 2015. Selon les dernières statistiques officielles des Nations Unies, une victime de la traite sur trois est un enfant. Le nombre de victimes de la traite des êtres humains âgées de moins de 18 ans ne cesse d'augmenter dans le monde entier. Les enfants et les adolescents sont victimes de trafic à des fins d'exploitation sexuelle, de servitude domestique, de mariage forcé, d'adoption illégale, de travail forcé, de prélèvement d'organes, de mendicité, d'actes criminels (comme les enfants soldats, de contrebande) et de magie. Il est urgent d'écouter le cri de ces petits, de tous, de toutes les familles et de toutes les communautés, qui vivent la violence de l'exploitation et de l'esclavage, qui sont blessés et humiliés.

Quelques chiffres concernant la traite des êtres humains :

Dans le monde, 168 millions d'enfants sont astreints au travail des enfants. Plus de la moitié d'entre eux, soit 85 millions, travaillent dans des travaux dangereux (OIT). 20 millions d'enfants travaillent dans des usines qui fabriquent des vêtements, des tapis, des jouets, des allumettes et des cigarettes roulées à la main. L'agriculture reste de loin le secteur le plus important où l'on trouve des enfants travailleurs (98 millions, soit 59%), mais les problèmes ne sont pas négligeables dans les services (54 millions) et l'industrie (12 millions) - surtout dans l'économie informelle. La plupart des enfants travaillent dans des fermes qui produisent des produits de consommation comme le cacao, le café, le coton, le caoutchouc et d'autres cultures (OIT). L'Asie et le Pacifique comptent encore le plus grand nombre d'enfants (près de 78 millions, soit 9,3 % de la population infantile), mais l'Afrique subsaharienne reste la région où le travail des enfants est le plus répandu (59 millions, soit plus de 21 % de la population infantile) (OIT). Il y a 13 millions d'enfants qui travaillent en Amérique latine et dans les Caraïbes. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, il y en a 9,2 millions (OIT). Chaque année, 22 000 enfants meurent dans des accidents du travail. 9 % travaillent dans l'industrie, y compris les mines et carrières, l'industrie manufacturière et la construction (OIT). Le nombre d'enfants impliqués dans des conflits armés est passé à environ 300 000 au cours de la dernière décennie. 14 ans est l'âge moyen d'un enfant soldat. 40% des enfants soldats sont des filles (OIT). 2 millions d'enfants sont soumis à la prostitution dans le commerce mondial du sexe (UNICEF). Des millions d'enfants supplémentaires sont probablement exploités chaque année dans la prostitution ou la pornographie à travers le monde, la plupart du temps attirés ou forcés dans ces situations par de fausses promesses et une connaissance limitée des risques (UNICEF). Environ 1 fille de moins de 20 ans sur 10 a été soumise à des rapports sexuels forcés ou à d'autres actes sexuels forcés à un moment de sa vie (UNICEF).

Objectifs de la Journée :

 
  • La Journée se propose aussi d'apporter des réponses à la forme moderne de traite des êtres humains, par des actions concrètes.
  • Les organisateurs soulignent la nécessité "d'assurer les droits, la liberté et la dignité de les personnes victimes de la traite et réduites en esclavage", et, en même temps, de "dénoncer les organisations criminelles qui usent et abusent de la pauvreté et de la vulnérabilité de ces personnes pour en faire des objets plaisir ou des sources de revenus".
  • La Journée vise à susciter une plus grande sensibilisation à ce phénomène de façon à réfléchir à la situation globale de violence et d'injustice touchant des "sans voix" qui sont de fait des "esclaves".

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